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« Cette " guerre globale " dont il est question chez Taylor est le nom qu’il donne à un conflit entre une modernité naturaliste (les " Lumières "), qui considère le langage comme un pur outil de désignation descriptible formellement […] et une modernité romantique-herméneutique qui voit dans le langage le médium constitutif de l’humain. Or si cette guerre a eu lieu, […] cette guerre n’est plus aujourd’hui qu’un objet d’histoire. Non pas que les deux camps se soient réconciliés, au bénéfice d’une voie moyenne qui convienne à toutes et tous sur le mode du compromis, mais tout simplement parce qu’il semble que les acteurs et actrices des sciences cognitives, comme nous l’avons déjà indiqué, n’ont plus le temps ni l’énergie d’entrer dans des conflits théoriques. »
"This 'global war' that Taylor refers to is the name he gives to a conflict between a naturalist modernity (the 'Enlightenment'), which views language as a purely designative tool that can be formally described, and a Romantic-hermeneutic modernity that sees language as the constitutive medium of the human. Yet, if this war did take place, today it is nothing more than a historical artifact. Not because the two sides have reconciled, yielding to a middle path that satisfies everyone through compromise, but simply because, as we have already noted, cognitive scientists no longer have the time or energy to engage in theoretical conflicts."
F.-Xavier Alario, Sofiane Boucenna, Angèle Brunellière, Charlotte Danino, Dominique Knutsen, Philippe Monneret, Mathis Reymond et Efstathia Soroli (2026.)
Voir aussi
Charles Taylor. (1985). Language and human nature. In Philosophical Papers (pp. 215–247). Cambridge: Cambridge University Press.
et
Daniel Andler, Teresa Collins, & Catherine Tallon-Baudry (2018). La cognition: du neurone à la société. Gallimard. |